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Henry De
Monfreid était fatigué de sa routine quotidienne et le « chant
des sirènes » l’appelait depuis qu’il était enfant. Ces
circonstances et son désir d’aventure pour l’inconnu
l’ont mené en Afrique au début du 20ème siècle.
De là, il a navigué la Mer
Rouge, hérissée de délicats coraux, sur son voilier rempli de
marchandises légales et de contrebande. Haschich importé d’Inde,
armes qu’il a vendu à des mystérieux nomades d’Arabie ou des
tribus guerrières d’Ethiopie, et les légendaires perles des îles Farsan, connues sous le nom de « tombées du
ciel durant les nuits de pleine lune ».
Son
existence était ponctuée par les aventures les plus inattendues, une
authentique mosaïque de vies aux frontières de l’impossible et de
l’inconnu. Cachettes secrètes d’armes sous le sable du
désert, relations dangereuses, missions de reconnaissance, problèmes avec
la bureaucratie Anglaise, déportation au Kenya, et finalement à
l’âge de 72 ans, 12 jours de dérive dans l’océan
Indien ! Mais quel valeureux accomplissement que de naviguer sur des
bateaux perdus dans la violence des vents, sous la crainte de
l’épais brouillard et la fureur d’une l’avalanche
d’écume. |
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Monfreid
l’intrépide est également un écrivain fertile. Environ 17 romans
racontent son incroyable épopée moderne : expéditions audacieuses,
opposants, traditions indigènes mais aussi chaleur humaine et profonde
sympathie qui sont le lien entre lui et sa fidèle compassion natale.
Ses écrits
sont toujours riches de narrations ou se reconnaît la touche précise du
sage portraitiste , les remarques du psychologue
et les pensées profondes du moraliste.
L’intégralité de son travail est
truffée de mots qui sont colorés et musicaux et d’émouvantes
descriptions sur l’agonie des peuples. La prose se marie à un sens inné du
rythme, « la nuit venant, quand le ciel devient rose et pourpre
toute la Mer Rouge s’enflamme avec les îles d’or et ses
récifs d’émeraude ».
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A part l’écriture, il avait aussi le
talent et la passion de la peinture à l’aquarelle. A 40 ans, il a déclaré « J’ai commencé
à imager ce que j’ai aimé ». Il a refusé de peindre dans son travail un exotisme
tape-à-l’œil. Ses peintures sont pacifiques pour faire oublier
aux gens les mauvais côtés de ses voyages.
Il voulait seulement
traduire les sentiments et ses premières émotions. Vous serez sensibles à
l’équilibre et la simplicité de ses peintures. Couleurs d’un
or léger allant à l’ocre et brun. La luminosité du bleu perdue dans
la transparence de l’eau.
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